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Les sports et les jeux populaires au Pays Basque sont très proches des labeurs quotidiennes, des travaux que l’homme basque effectue jour après jour et qui, les jours de fête, servent de divertissement ou d’implacables paris entre voisins. Leur dextérité dans certaines labeurs de la ferme ou de la pêche consiste notamment à couper davantage de foin, débiter davantage de troncs d’arbre, ramer plus vite. Leur renommée d’hommes forts se mesure en soulevant d’énormes pierres, en faisant des courses avec des poids, en tirant d’une corde contre une autre groupe, en démontrant que leurs animaux sont les plus vigoureux ou les mieux instruits dans leur travail, ce qui se matérialise dans l’entraînement de pierres à l’aide de boeufs, les combats de béliers, les concours de chiens de berger...


Les épreuves concernant le travail
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Harrijasotzailea-Leveur de pierres

Les grandes pierres dans les lits des rivières ou les rochers tombés des montagnes ont constitué depuis toujours un outil pour que les jeunes basques mesurent leurs forces. Comme pour la plupart des sports basques, à peine existe-t-il des documents à ce sujet. Il faudrait chercher l’origine de cette épreuve, ainsi que pour un grand nombre de sports traditionnels, dans le monde du travail. La profession de tailleur de pierres était très habituelle et aucune excuse n’était nécessaire pour mettre à l’épreuve les pierres à travailler.

À partir de la diffusion des compétitions et des paris de
levée de pierres, il a fallu réglementer leurs dimensions et
leurs formes. Des pierres irrégulières, on est passé à quatre formes géométriques, qui sont celles utilisées aujourd’hui (cylindrique, rectangulaire, cubique et ronde). Les poids des pierres varient, la cylindrique et la ronde étant utilisées pour les poids plus légers (100 kg, 125 kg,...) et la rectangulaire pour les pierres les plus lourdes. À l’heure actuelle, le record est à 320 kg. Les paris se croisent en fonction de divers facteurs : nombre de levées, temps, poids et forme de la pierre, etc.



















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Aizkolaria-Coupeur de troncs 

La coupe de troncs d’arbres est sans nul doute une des pratiques sportives la plus populaire et connue de notre territoire. L’abrupte orographie du Pays Basque et son climat tiède et humide ont favorisé la croissance de forêts touffues et abondantes. Ce qui, allié à un sous-sol riche en minerais de fer, a donné lieu à la naissance d’une industrie qui avait besoin de grandes quantités de combustible, extrait de la calcination du bois de nos forêts : le charbon végétal. Avec l’irruption des ferronneries hydrauliques (XVIIe siècle), cette consommation s’est encore aggravée. La florissante industrie de nos chantiers navals dévorait également de grandes quantités de bois. C’est pourquoi le métier de bûcheron était fort apprécié.












Estropadak-Les régates 

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Il s’agit de parcourir un champ de régates de distance variable en fonction du site et de l’embarcation utilisée. Les régates les plus populaires sont celles de trainières, composées de 13 rameurs et d’un patron qui joue le rôle de timonier. Il n’est pas difficile de deviner l’origine de cette compétition à partir des différents usages de ces bateaux dans les ports basques. En raison de la difficulté d’accès aux quais des navires marchands, comme c’était le cas de Pasajes, des groupes de chaloupiers se lançaient à la mer pour les remorquer. L’utilisation de trainières pour aller à la pêche favorisait aussi les compétitions entre les différentes Compagnies. Pour pêcher la baleine, il fallait la poursuivre jusqu’à la chasser à l’aide d’une embarcation robuste et légère tirée par des rameurs très forts. Avec l’irruption du bateau à vapeur, ces légères embarcations ont perdu leur fonction de travail pour devenir des bateaux de compétition entre groupes, villages, etc.





Les épreuves avec les animaux 

Les concours de chiens de berger

L’importance de la garde des troupeaux parmi les Basques est à l’origine des concours de chiens de berger. Les exercices que le chien doit réaliser sont essentiellement les suivants : exercices d’obéissance, introduction du troupeau dans la bergerie et retour au point de départ. On évalue la rapidité, l’obéissance et la fidélité avec lesquelles le chien respecte les
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ordres du berger, et ce sans aboyer ni mordre les brebis.
 



















Idi-dema-(Entraînement de pierres par des boeufs)
 
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La plupart de nos fermes étaient fières de posséder le meilleur attelage de boeufs et les défis entre leurs propriétaires étaient habituels sur nos places. Le poids de la pierre à entraîner varie de 1000 à 4500 kg., bien qu’il y en ait de plus de 5000 kg. À l’heure actuelle ces épreuves se font de plus en plus avec des pierres plus petites permettant un entraînement plus rapide et spectaculaire, et non pas par à-coups comme dans le cas des grandes pierres. La surface sur laquelle se déroule l’épreuve est un sol constitué de galets et sa longueur peut varier de 22 à 28 mètres. L’épreuve consiste à parcourir le site dans les deux sens, aller et retour, le plus rapidement possible.
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